vendredi 8 avril 2016

Je suis qui je suis, Catherine GRIVE



Quatrième de couverture :

Raph fait la gueule, tout le monde le dit, pourtant, sa famille est sympa, non ? Lors d’une sortie avec son copain Bastien, Raph fait la connaissance de sa cousine, Sarah, et sympathise avec elle. C’est si rare, pour Raph. Raph qu’on appelle « jeune homme » dans la rue, Raph qui ne se reconnaît en aucune fille et ne partage aucune confidence avec elle.

127 pages, Éditions du Rouergue, Collection « Doado », mars 2016.



Ce que j’ai pensé de cette lecture :

Contrairement à ses amis, cet été, Raph ne partira pas, sa mère attendant un heureux évènement. Et les vacances promettent de ne pas être très amusantes, car ses deux parents travaillent beaucoup et sont peu présents. Raph passera donc la majeure partie de son temps à l’appartement, où on lui confiera la lourde tâche de faire le tri dans sa chambre. Mais Raph ne va pas bien, en proie au chagrin, mais pourquoi ? Et quelle est cette drôle de manie de fouiller dans les boîtes aux lettres des voisins de l’immeuble pour s’approprier leur courrier et l’entasser sous son lit ? Quête d’identité en pleine adolescence, Je suis qui je suis nous permet de partager les sentiments de Raph, qui découvre les bouleversements de son corps propres à son âge, sans vraiment les accepter, et qui ne parvient pas à trouver sa place.

L’idée que nous proposait Catherine Grive dans son roman était plutôt séduisante. Le premier tiers de la narration est un réel travail de style, puisque durant les dix premiers chapitres, nous ignorons si Raph est un garçon ou une fille. Cheveux courts, comportement et look assez neutre, les gens qui croisent Raph ne savent pas si c’est un jeune homme ou une adolescente, chose assez déconcertante quand on est déjà en plein questionnement sur qui l’on est. Raph est-il le diminutif de Raphaël ou de Raphaëlle ? J’ai bien essayé de chercher une faille au niveau des accords, en vain. Cependant, tout ce travail stylistique perd de son sens si l’on a le malheur de lire le quatrième de couverture, qui dévoile l’identité de Raph.

Par ailleurs, une fois l’ouvrage terminé, je me suis dit « Tout ça pour ça ? » En effet, le chagrin de Raph est l’objet de la narration, mais en définitive, quand on en connaît les raisons, on s’aperçoit que c’est peut-être un peu facile, et que finalement, mis à part la question du vol du courrier (dont le but reste assez flou), et l’histoire des débuts d’une amitié, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman. L’écriture est relativement simple, ce qui rend la lecture fluide et rapide. Malheureusement, je n’ai pas ressenti beaucoup d’empathie pour notre héroïne, qui m’a semblé lisse dans son comportement et son caractère peu affirmé, à l’image de son physique… Du coup, je suis passée un peu à côté de cette lecture. Peut-être était-ce un récit trop jeunesse pour moi ?


8 commentaires:

  1. Dommage, le résumé avait l'air sympa. Bises

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  2. Dommage, le sujet était intéressant.

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    1. Mais pas très bien exploité à mon sens...

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  3. Oh mince pour la déception... C'est dommage parce que le sujet était vraiment intéressant.

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    1. Avec moi ça ne l'a pas fait, mais ça séduira sans aucun doute d'autres lecteurs...

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  4. J'avais repéré ce livre lors de la masse critique de babelio. Bizarrement il m'a fat penser à TomBoy que j'ai adoré. Je ne pense pas le lire car j'ai eu l'impression que le public ciblé était plus jeune et ta chronique me le confirme.

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    1. Je ne connais pas TomBoy, je vais jeter un oeil sur ce titre voir ce que c'est :)

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